samedi 15 mai 2010

Résistance contre les mesures de crise au Canada

La situation engendrée par la crise a amené l'Etat québécois à de très nombreuses augmentations tarifaires: frais de scolarité, coût de l'essence en général et permission aux villes de Montréal et de Québec d'une hausse de 1,5 cents par litre, tarif d'électricité, frais en santé plus possiblement un ticket modérateur à venir en santé l'an prochain augmentation de la TVQ et de multiples coupures Les offres étatiques aux travailleurs du secteur public sont quant à elles très en deçà des demandes syndicales.

Il en est résulté une grande résistance des prolétaires qui est apparu lors de plusieurs manifestations.

-Manif des travailleurs du secteur public le 20 mars: 75 000 personnes à Montréal

-Marche des travailleurs de Shell contre la fermeture le 22 mars: 600 personnes

-Manif contre la hausse de tarification le 1er avril: 15 000 personnes à Montréal

Les organisateurs de cette dernière manif, une coalition de groupes syndicaux, chômeurs, assistés sociaux, étudiants et groupes religieux attendaient 5000 personnes.

-Manif à Québec de 50 000 personnes, manif organisé par une radio poubelle et des hommes d'affaires. Cette manif se voulait "apolitique". La bourgeoisie se rend compte de la résistance accrue des prolétaires et encadre très bien les manifs avec les syndicats.

Il y a eu aussi plusieurs petites manifestations depuis la fin mars dans plusieurs petites villes.

Les syndicats tentent de restreindre cet élan de résistance en reportant la lutte à l’automne.

Les CIM ont diffusé 2400 tracts Le prolétariat de Grèce nous montre le chemin ! dans les 3 premières et dans les manifs dans le cadre du 1er mai à Longueuil, Valleyfield et Montréal. Les tracts ont très bien accueillis, on nous en demandait des copies supplémentaires. À Montréal, le 1er mai, la déclaration de la Tendance Communiste Internationaliste (TCI) a aussi été distribué : La crise mondiale du capitalisme Organisons la riposte !

Ailleurs au Canada, il y a eu une grève d’une journée des employés de la fonction publique de l'Ontario (Ontario Public Service Employees Union (OPSEU) le 12 mars, 33000 grévistes dont une grande partie des travailleurs sont les répartiteurs d'ambulances, des techniciens de laboratoire et les travailleurs de traitement d'eau. Ils leur est interdit de faire la grève parce que leur travail est considéré comme un service essentiel. Les luttes concernent la sécurité d’emploi, la retraite et les salaires. C’est l’une des plus grandes grèves dans l’histoire de la province d’Ontario.

Il y a toujours la grève dans le complexe géant de Vale Inco mines de nickel à Sudbury, en Ontario qui est entré dans son onzième mois. La grève est faite par 3 100 travailleurs du Syndicat des Métallos (FTQ) section locale de 6500 des membres de Sudbury et de 120 travailleurs d'une raffinerie à Port Colborne.

Le syndicat se garde bien de mobiliser la classe ouvrière dans la région de Sudbury (l'un des berceaux du syndicalisme industriel au Canada), et encore moins en Ontario et en Amérique du Nord, à l'appui de la grève.

Il est très difficile d’avoir des infos sur les grèves au Canada anglais. Au Québec les médias bourgeois parlent à peine des grèves alors c’est le silence total sur celles en dehors de la province. L’inverse est aussi vrai au Canada anglais.

jeudi 29 avril 2010

Appel des Sympathisants de la Gauche communiste en Australie

Nous avons reçu cet appel d'un groupe de sympathisants de la Gauche communiste de Sydney et Adelaide en Australie.

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Camarades,

Aujourd'hui, l'humanité est en face du même ultimatum qui lui est posée depuis le début de la Première guerre mondiale tel que Rosa Luxemburg et Friedrich Engels avant elle l'avaient exprimé : Socialisme ou Barbarie.

Le système capitaliste mondial connaît sa pire crise économique depuis la Grande Dépression, avec la classe ouvrière faisant les frais du choc, subissant partout des gels de salaires, des licenciements et des conditions de travail détériorées. La menace d'une catastrophe environnementale globale apparaît plus forte que jamais. Les conflits sanglants et brutaux font rage autour du globe - de l'Irak à l'Afghanistan, de la Somalie au Soudan, de la Colombie au Mexique.

En contraste à ces expressions d'une société moribonde, nous voyons aussi les germes d'un nouveau monde - sans exploitation ou oppression, sans pauvreté ou pénurie, sans guerres ni frontières nationales - dans la lutte de classe de la classe ouvrière internationale.

La Gauche communiste a ses origines dans les courants de Gauche de l'Internationale communiste qui ont surgi comme réponse prolétarienne face aux dérapages opportunistes quand celle-ci fut confrontée au recul de la vague révolutionnaire internationale dans les années 1920. Alors que la Gauche communiste fut présente dans beaucoup de pays, ses représentants les plus éminents se trouvaient en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie et en Russie. Dans la période de contre-révolution qui s'ouvrit à la fin des années 1920, ce fut la Gauche communiste qui se révéla être le défenseur le plus intransigeant de l'internationalisme prolétarien et la plus rigoureuse pour tirer le bilan de la vague révolutionnaire.

Bien que des sympathisants de la Gauche communiste existent en Australie, ils ne sont à ce jour que des individus souffrant largement d'isolement politique. Afin d'intervenir effectivement dans la lutte de classe, il est nécessaire que les révolutionnaires s'organisent dans une organisation politique fondée sur la basse de positions et de principes partagés.

Cependant, pour l'heure, la formation immédiate d'un tel groupe n'est pas à l'ordre du jour en Australie. Pour le moment, il convient de regrouper les internationalistes pour mener des discussions dont l'objectif est de commencer et de maintenir des contacts entre camarades (particulièrement avec ceux qui sont géographiquement isolés) et une clarification politique collective des positions qui définissent le programme communiste aujourd'hui.

Nous appelons donc à commencer des discussions organisées entre sympathisants de la Gauche communiste en Australie. Nous proposons que les discussions soient conduites sous le nom de Internationalist Communist Affiliate Network.

Nous proposons que le critère pour la participation soit l'accord avec les positions les plus élémentaires de la Gauche communiste aujourd'hui :

- la guerre impérialiste et les mouvemens nationaux de tout type n'ont rien à offrir à la classe ouvrière sinon mort et destruction. La classe ouvrière doit s'opposer à tous les camps bourgeois. En les appelant à prendre partie pour l'une ou l'autre faction, la bourgeoisie divise les travailleurs et les mène à massacrer leurs frères et soeurs de classe ;

- le parlement et les élections bourgeoises sont une mascarade. La " démocratie " capitaliste n'est pas différente dans son essence à toute forme de dictature capitaliste. Tout appel à participer au cirque parlementaire ne peut que renforcer le mensonge que les élections offrent un véritable choix pour les exploités ;

- tous les syndicats sont des organes du système capitaliste et agissent à son service. Le rôle fondamental des syndicats est de maintenir l'ordre au sein de la classe ouvrière et de saboter ses luttes. Afin de défendre ses intérêts immédiats et finalement de faire la révolution, la classe ouvrière doit lutter en-dehors et contre les syndicats.

Tous ceux qui sont intéressés à prendre part à ce réseau, sont encouragés à écrire à InternationalistWorker@gmail.com. Nous saluons aussi tous commentaires, questions et critiques.

Salutations communistes fraternelles.
F, J, M, N, T.

lundi 22 mars 2010

Réponse au cercle de lecture

C’est avec enthousiasme que les communistes internationalistes de Montréal ont accepté l’invitation du comité d’organisation du cercle de lecture. Nous leur avons envoyé le texte ci-dessous à débattre avec d’autres textes lors de la première rencontre, rencontre qui est reportée à septembre. Cette invitation pour nous se situe dans le cadre d’un regroupement des communistes internationalistes non seulement à l’échelle canadienne mais à l’échelle internationale compte tenu de la situation actuelle de crise du capitalisme.

L'unité est-elle possible?

Pour les marxistes il n’y a pas plusieurs unités possibles, il y en a qu’une seule qui est basée sur les principes suivants

Reconnaissance de l'internationalisme

Être internationaliste, un des aspects du communisme, c’est l’abolition des frontières, c’est reconnaître que « les prolétaires n’ont pas de patrie ».

C’est aussi lutter contre tous les mouvements visant à créer de nouveaux pays capitalistes, que ce soit capitaliste privé ou capitaliste d’état comme le Népal ou Cuba.

L’internationalisme ce n’est pas d’appuyer les luttes nationales partout dans le monde parce qu’elles s’opposent à un impérialisme en particulier.

Toutes les idéologies nationalistes, d’«indépendance nationale», de «droit des peuples à disposer d’eux-mêmes», quel que soit leur prétexte, ethnique, historique, religieux, etc., sont une véritable drogue pour les ouvriers. Elles visent à leur faire prendre parti pour une fraction ou une autre de la bourgeoisie, elles les mènent à se dresser les uns contre les autres, cela pouvant aller jusqu’à la guerre.

Reconnaissance de la dictature internationale du prolétariat

L’état bourgeois doit être détruit, il ne peut être réformé. Il doit être remplacé par un état prolétarien basé sur le pouvoir international des conseils ouvriers, regroupant l’ensemble du prolétariat. Le stalinisme russe ou le maoïsme chinois furent des régimes sanglants n’ayant rien à voir avec la dictature du prolétariat, c’étaient des dictatures bourgeoises.

Par contre la révolution d’Octobre 1917 en Russie fut le premier pas d’une authentique révolution communiste mondiale dans une vague révolutionnaire internationale qui mit fin à la guerre impérialiste et se prolongea plusieurs années. L’échec de cette vague révolutionnaire, en particulier en Allemagne en 1919-23, condamna la révolution en Russie à l’isolement et à une rapide dégénérescence. Le stalinisme mis en place dans les années 20 et après ne fut pas le communisme mais un capitalisme d’État centralement planifié comportant la doctrine du « socialisme dans un seul pays » que les marxistes rejettent.

«La révolution russe n'est qu'un détachement de l'armée socialiste mondiale, et le succès et le triomphe de la révolution que nous avons accomplie dépendent de l'action de cette armée. C'est un fait que personne parmi nous n'oublie (...). Le prolétariat russe a conscience de son isolement révolutionnaire, et il voit clairement que sa victoire a pour condition indispensable et prémisse fondamentale, l'intervention unie des ouvriers du monde entier. («Rapport à la Conférence des comités d'usines de la province de Moscou», 23 juillet 1918) Lénine

Rejet de la collaboration de classes

Nous rejetons les tactiques de « front uni », de «fronts populaires » et « anti-fascistes ». Toutes ces tactiques mélangent les intérêts du prolétariat à ceux de fractions de la bourgeoisie quelles qu’elles soient et ne servent finalement qu’à détourner la classe ouvrière de ses objectifs révolutionnaires.

Le parti internationaliste et international à créer

Ce sera une organisation politique révolutionnaire des prolétaires ayant une conscience de classe et leur union dans un parti politique international. Le rôle de ce parti ne sera pas de prendre le pouvoir au nom de la classe ouvrière mais de participer à l’unification de ses luttes ainsi qu’à leurs contrôles par les ouvriers eux-mêmes, et à la diffusion du programme communiste. Seule la classe ouvrière dans sa totalité, à travers ses propres organes autonomes (conseils ouvriers), peut instituer le socialisme. Cette tâche ne peut être délégué, même pas au Parti de classe le plus conscient. Outre l’isolement de la révolution qui est la cause principale de son échec, l’adéquation entre le parti bolchevik et l’État a permis à Staline de contrôler à la fois l’état et le parti.

Voilà nos conditions politiques permettant un travail à long terme entre marxistes.

Salutations internationalistes

Les communistes internationalistes de Montréal (CIM)

mardi 16 mars 2010

Le prolétariat de Grèce nous montre le chemin !

Des mouvements sociaux qui se multiplient, se relaient, se rejoignent, s'additionnent, voilà la situation que connaît, depuis quelques semaines, la Grèce ; situation que les médias bourgeois, dans le monde entier, s'évertuent à cacher, ou pire à déformer. Ses moyens d'information montrent ainsi que la classe capitaliste internationale a peur que cette situation fasse tache d'huile, que l'acteur principal de cette bouillonnante tragédie grecque, le prolétariat, ne serve d'exemple aux ouvriers des autres pays.


Le prolétariat grec riposte en force


Le dernier plan du gouvernement de ce pays prévoit des attaques énormes, comme l'augmentation de la TVA à 21%, la baisse des salaires (amputation de 60% du 14ème mois et de 30% du 13ème), le gel des retraites dans le public et dans le privé, la très forte augmentation des taxes de l'alcool, du tabac et de l'essence), la hausse des impôts (taxes d'habitation et foncière). Ces violentes attaques touchent directement et essentiellement le prolétariat. Le capitalisme veut ainsi faire payer sa crise par le prolétariat.


Cette situation est de la responsabilité totale et entière de la bourgeoisie, pas seulement nationale, dans la faillite générale de ce pays et dans les attaques d'aujourd'hui ; c'est la signification réelle des "recommandations" de l'Union Européenne, avec la bourgeoisie allemande en tête, et du FMI, qui sont là pour "soutenir" Papandréou, le Premier ministre grec, c'est-à-dire obliger la bourgeoisie grecque à faire payer son prolétariat.


Les attaques de ce type sont, aujourd'hui, déjà portées aussi en Espagne et au Portugal. Ce sont les mêmes qui vont tomber sur le prolétariat des autres pays dans les semaines à venir.


Face à ces attaques, des luttes se multiplient, grèves, manifestations, délégations massives, assemblées, à travers toute la Grèce pour s'opposer au plan scandaleux de la bourgeoisie. Dans tous les secteurs, dans toutes les catégories, les prolétaires se mobilisent pour exprimer leur colère et leur refus de subir cette situation dont seul le capitalisme est responsable.


Ces prolétaires montrent la voie à leurs frères de classe du monde entier


- Ils expriment massivement par la lutte, et non par des moyens stériles comme ceux que propose la démocratie bourgeoise (élections, référendum, dialogue social, négociations syndicales, etc.) leur colère et leur refus des politiques gouvernementales et patronales anti-ouvrières. Et ils nous encouragent à en faire autant sinon plus.


- Ils manifestent, parce qu'ils n'ont plus le choix aujourd'hui, une détermination à toute épreuve qui les amène à s'attaquer de front à tout ce qui fait obstacle à leur légitime combat : ils multiplient les affrontements avec les forces de l'ordre capitaliste qui leur sont envoyées par le gouvernement du "socialiste" Papandréou ; ils expulsent manu-militari de leurs manifestations tous les "faux-amis" et notamment les boss syndicaux dont les organisations sont complices de la politique gouvernementale. Pour les prolétaires du monde entier, cette détermination des ouvriers grecs est à saluer et à adopter.

- Bien qu'encore dispersés et s'exprimant encore dans le cadre-piège du corporatisme (encouragés en cela par les syndicats), leurs efforts vont clairement dans le sens de se rejoindre, d'unir leur lutte à celles des autres, d'exprimer mutuellement leur solidarité, parce qu'ils se rendent compte que leurs préoccupations et leurs intérêts sont les mêmes ; c'est ce que l'on a vu dans la volonté exprimée par les ouvriers des différentes manifestations - que les syndicats avaient sciemment organisées en des lieux différents - de les faire converger, afin de se retrouver tous ensemble et unir leurs forces.


Pour que le prolétariat impose un rapport de force qui fasse plier la bourgeoisie, la recherche de l'unité de ses luttes est indispensable et même vitale. Cette unité s'obtient par l'extension et la solidarité active de chaque mouvement aux autres secteurs et corporations, par l'envoi de délégations massives aux usines et entreprises des alentours. Rien n'est pire, ni autant source de défaite, qu'un front social éclaté et dispersé ; c'est ce qui fait les affaires des capitalistes et cela, le plus souvent, grâce au travail de sabotage des syndicats.


Les affrontements qui se déroulent en Grèce nous montrent que nous ne pourrons réellement développer notre combat, multiplier nos luttes, les réunir dans un front commun massif et puissant qu'en les prenant en main nous-mêmes afin de les diriger, de les contrôler et de les organiser. Et cela à travers nos Assemblées générales qui doivent réunir le maximum d'ouvriers, qui doivent décider des grandes orientations et revendications de notre combat, qui doivent nommer nos délégués élus et révocables à tout instant, délégués qui nous représenteront dans les comités de grève. Ne laissons pas notre "guerre" de classe entre les mains de prétendus "spécialistes" !


La crise du capitalisme ne peut que s'aggraver. N'ayons pas d'illusion et n'écoutons pas les mensonges de nos gouvernements et des médias qui sont à la solde de la classe capitaliste ! Aujourd'hui, ce sont déjà certains pays du coeur du capitalisme dont les États sont au bord de la faillite, Espagne, Italie et surtout la Grande-Bretagne alors même que l'endettement est général.


L'ensemble de la classe capitaliste internationale se doit de faire payer sa crise au prolétariat, dans tous les secteurs, publics et privés, actifs, chômeurs et retraités, et dans tous les pays, sur tous les continents, de la périphérie du capitalisme jusqu'en son centre. Aucun d'entre nous n'y échappera. N'ayons aucune illusion !


Comme nos frères de classe en Grèce, nous devons refuser le sort que nous réserve le capitalisme et nous devons entrer en lutte massivement, organiser un front de luttes, large, compact et puissant qui fasse reculer la bourgeoisie.


C'est ainsi que nous serons à même de prendre conscience du fait que le capitalisme est un système en pleine faillite, qu'il ne peut mener l'humanité qu'à plus de misère encore et à sa destruction par la guerre généralisée, qu'il faut absolument le mettre à bas et que la seule force capable de le faire, c'est nous, le prolétariat international.


POUR LA BOURGEOISIE MONDIALE, C'EST LE PROLÉTARIAT, DANS TOUS LES PAYS, QUI DOIT PAYER LE PRIX DE LA CRISE DE SON SYSTÈME.


LA FAILLITE CAPITALISTE N'A D'AUTRE ISSUE QUE LA GÉNÉRALISATION ET L'APPROFONDISSEMENT DE LA MISÈRE DE TOUS LES EXPLOITÉS, EN ATTENDANT D'EXIGER D'EUX LE SACRIFICE DE LEUR VIE DANS UNE GUERRE MONDIALE, COMME CELA A DÉJÀ ÉTÉ LE CAS EN 1914 ET EN1939.


PARTOUT, AUJOURD'HUI, LES PROLÉTAIRES DOIVENT REFUSER LES SACRIFICES ÉNORMES QUE LEUR IMPOSE LA BOURGEOISIE POUR QUE, DEMAIN, ILS AIENT LA FORCE DE SUPPRIMER CETTE CLASSE ET SON SYSTÈME BARBARE.

9 Mars 2010

La Fraction interne du Courant Communiste International

Les Communistes Internationalistes de Montréal.

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samedi 13 février 2010

Charest et Godbout les toutous des capitalistes de l’amiante

En février, le premier ministre Charest, en Inde, a défendu les intérêts du lobby de l’amiante. Rappelons que l’amiante n’a rien d’un produit écologique. Pour les ouvriers qui sont mis directement en contact avec n’importe quelle forme d’amiante, c’est un produit dangereux qui a causé et continue de causer plusieurs maladies. Le danger de l’amiante se manifeste aussi lorsqu’il se dégrade : il produit alors des fibres qui se répandent dans l’air et pénètrent facilement dans le corps par la respiration. Les effets nocifs peuvent mettre des années à apparaître, souvent 20 à 40 ans après que la personne ait été exposé à l’amiante, mais des intervalles plus courts ou plus longs sont possibles. Les effets sont parfois bénins, mais peuvent aussi être graves, notamment sur les voies respiratoires (cancer du poumon, mésothéliome). Les producteurs assoiffés de profit ont causé par l’utilisation de l’amiante des milliers de morts dans le monde.

L’attitude de Charest ne nous surprend pas car comme tout représentant de l’état bourgeois, il défend la production capitaliste et dans ce cas-ci les producteurs québécois d’amiante. Son verni écolo au Québec ne sert qu’à amadouer les naïfs du lobby écologiste. Lors de sa démarche en Inde, il a trouvé un allié de taille dans le cadavre syndical Clément Godbout. Candidat du parti Québécois en 73, président de la FTQ de 1993 à 1998, membre du conseil d’administration de l’Institut du chrysotile depuis sa création en 1984 pour finalement en devenir le président en 2002. Le lobby de l’amiante a bien su le récompenser pour son travail de saboteur comme syndicaliste. Ce porte-parole de l’Institut du chrysotile, un organisme de défense des capitalistes canadiens producteurs d’amiante, a demandé aux ouvriers indiens de faire pression sur leur gouvernement pour obtenir des règles d’utilisation sécuritaire. Cet institut est tellement peu crédible que des spécialistes ont demandé que soit interrompu le financement de l'Institut, affirmant qu'il s'agit d'un «gaspillage de fonds publics» qui entache la réputation scientifique et morale du gouvernement ainsi que de la population canadienne et qui «expose des innocents» aux dangers de l'amiante pour leur santé. [1] L’Inde, en tant que puissance capitaliste émergente, base justement son économie sur de très bas salaire et un manque total d’encadrement de la santé et de la sécurité au travail : une exploitation écoeurante du prolétariat. Clément Godbout tend un bonbon empoisonné aux travailleurs indiens en les incitant à lutter seul contre les producteurs d’amiante. Demander des règles d’utilisation sécuritaire est selon la journaliste Rima Elkouri une attitude tout à fait hypocrite et irresponsable quand on sait que le Canada reconnaît qu’il est impossible de manipuler l’amiante en toute sécurité. [2] Clément Godbout continue toujours à japper comme il l’a bien appris quand il était syndicaliste: demander à des travailleurs de se battre secteur par secteur, isolés des autres secteurs et des autres pays.

Seule une lutte internationale de la classe ouvrière pourra mettre fin à l’utilisation de produits néfastes tel l’amiante.

Les communistes internationalistes de Montréal (CIM)

lundi 25 janvier 2010

Robert Perrault (1952-2010)

Après une longue lutte contre le cancer, Robert Perrault, un sympathisant du GIO est décédé lundi le 11 janvier à l’âge de 57 ans.

Pendant la majorité de sa vie Robert a milité dans le groupe maoïste le PCC(m-l) participant même aux shows électoraux en étant candidat de ce parti stalinien.

Il s’est finalement rendu compte que la théorie du « socialisme dans un seul pays » mis de l’avant par Staline était un cul-de-sac pour la classe ouvrière et que les groupes marxistes-léninistes étaient des groupes qui mettaient de l’avant le capitalisme d’état et non le socialisme. Suite à la lecture de la brochure Du nationalisme à l’internationalisme, il avait contacté les communistes internationalistes de Montréal (CIM) au printemps 2009. Nous retenons de cette première rencontre son esprit d’ouverture vers l’internationalisme et le camp politique prolétarien. Il parlait de son passé maoïste non pas pour s’en vanter ou raconter des anecdotes mais pour montrer le sectarisme de ces groupes et leur coupure d’avec les objectifs révolutionnaires internationaux du prolétariat.

Lors de cette rencontre, nous lui avions suggéré fortement rencontrer le Groupe Internationaliste Ouvrier (GIO) l’affilié canadien de Tendance Communiste Internationaliste (Anciennement le BIPR) et un sympathisant du Parti Communiste Internationaliste (Le Prolétaire). Lors d’une deuxième rencontre il nous apprend que même si politiquement il était plus près des CIM, il avait décidé de devenir sympathisant du GIO pour l’aider techniquement pour l’édition de Notes Internationales et d’autres projets.

Il aurait bien aimé nous faire part de son implication lors des échanges en mai 2009 entre le GIO et les CIM mais il ne put nous en faire part. Il continua à maintenir des contacts personnels avec l’un de nous. Toujours optimiste, il terminait le dernier émail que nous avons reçu en écrivant « Vive la vie! Vive le communisme! ».

Robert a été pour une brève période un militant internationaliste. Nous retiendrons de lui son absence de sectarisme et sa volonté de clarifier les divergences politiques entre les CIM et le GIO.

Robert tu resteras toujours dans notre coeur et notre esprit.

dimanche 1 novembre 2009

Disparition du quorum lors d’une 2ième assemblée syndicale

Une deuxième Assemblée générale de l’Alliance des professeurs de Montréal aura bientôt lieu sur des amendements aux statuts et règlements de l'Alliance. (Note)

Ainsi le CA de l’Alliance se prononce en accord avec l’amendement 3.04 proposé par le comité des statuts.

« Le quorum d'une Assemblée générale est de deux cent cinquante (250) membres.

À défaut d’obtenir le quorum de 250 membres, le Conseil d’administration peut convoquer à nouveau l’Assemblée générale pour une réunion spéciale comportant le même ordre du jour et, dans ce cas, le quorum ne serait pas requis.

Si l’Assemblée initialement convoquée l’avait été en application d’une loi pour l’adoption d’une convention ou pour un vote de grève, ou en application des dispositions prévues aux alinéas b) et c) de l’article 3.03.2 des présents statuts, le Conseil d’administration doit convoquer cette deuxième réunion sans exigence de quorum dans les délais prescrits

Le quorum est formé du total des membres présents à la session préliminaire en matinée et à la réunion de l’AG en soirée. » Les caractères gras sont de moi.

Le CA est bien conscient du désintéressement des membres. Il a trouvé comme solution à l’absence de quorum lors d’une 2ième assemblée générale de laisser tomber le quorum. Ce qui veut dire que 100 ou 200 membres pourront voter les propositions du CA et de l’assemblée de déléguées en prétendant représenter plus de 7200 membres. C’est déjà scandaleux que le quorum ne soit que de 250 on passera à quelques pelés et un tondu.

Et le CA ose nous dire « Le Conseil d’administration est d’accord avec les recommandations du Comité des statuts parce que nous croyons que ce sont de sages recommandations qui ne pourront qu’améliorer la vie démocratique de notre syndicat. Bis #8 13 octobre

Vous avez bien lu ce sont de sages recommandations qui ne pourront qu’améliorer la vie démocratique de notre syndicat.

Pourtant les membres sont écoeurés des assemblées générales syndicales avec la question préalable, la demande de vote et le dépôt généralement des propositions des membres, ces règles antidémocratiques qui empêchent les membres de débattre leurs propres propositions sans compter le chronomètre qui règle nos interventions à la seconde près. Cette absence de changement dans la procédure des assemblées générales et la demande d’absence de quorum lors d’une 2ième assemblée n’est pas sans lien avec l’isolement et le corporatisme dans lesquels le syndicat veut maintenir ses membres.

Alors que des milliers de travailleuses et de travailleurs se sont réunis le jeudi 31 octobre dans le cadre de la lutte du secteur public, le CA lui trouve plus important de faire une 2ième assemblée générale pour voter l’abolition du quorum.

Avec la lutte des travailleuses et des travailleurs du secteur public qui s’en vient , il ne faudra donc pas s’attendre à des propositions de grève générales illimitées et élargies au plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs. L’Alliance comme la très grande majorité des syndicats tant de la FAE que de la CSQ, a réussi à nous empêcher de le faire et même d’en débattre lors des dernières négociations. Ils proposèrent plutôt des grèves inutiles d’une journée ou deux. Cette fois-ci l’Alliance prend les devant. Aucun pas en avant dans l’élargissement de la lutte aux autres profs du Québec et trois pas en arrière dans la mobilisation. Pas un mot sur l’élargissement de la lutte aux autres travailleuses et travailleurs de la CSDM par exemple. Le syndicat est un ennemi rusé parmi nous qui se cache derrière des propos de défense des enseignants.

Tous les syndicats « regardent » la crise économique que nous subissons, ils sont incapables de promouvoir ou d’organiser de véritables luttes. Ils sont limités par les règles du code du travail, les carcans que sont les conventions collectives et leur crédibilité à maintenir vis-à-vis du patronat.

Nous devons rejeter le chantage habituel "ou cela ou rien" du gouvernement qui veut nous faire payer la crise.

Afin de ne pas faire des grèvettes inutiles ou des grèves plus longues mais contrôlées par les syndicats ou des grèves isolées d’un seul groupe de travailleurs il faut

. mettre sur pied des assemblées générales véritables des travailleuses et travailleurs d’un même employeur, indépendantes des syndicats qui pourraient avoir les caractéristiques suivantes :

. Les travailleuses et les travailleurs peuvent s’exprimer avant les demandes de vote sur les propositions.

. Des ordres du jour faisant le bilan de nos luttes.

. Un service de garde sur place ou près du lieu de l’assemblée.

. Des présidents d’assemblées ayant un esprit ouvert et qui tiennent compte avec souplesse des nouveaux profs. (Pas de contrôle bureaucratique qui compte les secondes des interventions).

. Des invitations et des envois de délégations à d’autres travailleuses et travailleurs en lutte.

. Créer des comités de grève ou de mobilisation qui doivent rendre des comptes à nos assemblées et être élus et révocables en tout temps.

Cela peut paraître utopique pour certains mais ce type d’assemblée a existé lors de la lutte des travailleuses et des travailleurs du secteur public en 1972 et cela arrive quelque fois lors de lutte en Europe. C’est la seule façon de contrer des lois spéciales et le sabotage de nos luttes par les syndicats.

Ce qui est sûr c’est que s’en remettre au syndicalisme et à leur routine de lutte c’est courir tout droit à la défaite.

Finalement la crise actuelle du capitalisme, la pire depuis 1929, ne peut nous mener qu’à plus de barbarie à l’échelle mondiale. Il faut donc songer sérieusement pour l’avenir de l’humanité, à un monde sans frontières, sans argent et sans classe sociale. Un monde qui n’est pas basé sur le profit. Notre seul choix le socialisme ou la barbarie.


Un militant des communistes internationalistes de Montréal
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Note: Le syndicat lors de cette 2ième assemblée générale syndicale a finalement réussi à faire passer l'amendement.